Tous ces patients…
Que je côtoie dans les couloirs
Dont je croise les regards et les pas
Que d’abord je ne connais pas
A qui je souris
Dont j’ignore encore le son de la voix
Tous ces patients
Qu’un jour je finis par rencontrer
Qui trouvent une place pour venir se déposer, se raconter
Que j’apprends alors à écouter
A accompagner
Toutes ces fragilités
Ces vulnérabilités
Ces singularités
Qui égrainent mon quotidien du soin
Ces présences devenues familières qui parfois doucement, presque sans bruit
S’en vont
Reste alors une empreinte, un écho
Comme un fil invisible qui subsiste
Et vient s’ajouter à un territoire silencieux
Que je porte en moi et qui, dans le même temps, me porte.



